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CONFÉRENCE-ATELIER AUTOUR DE L'AIGUILLE D'ACUPUNCTURE Le 4 mars 2023 à La Crau, près de Toulon par Dominique C. Ottavi

Sur l'importance d'utiliser une aiguille véritablement traditionnelle

La médecine chinoise antique est intimement liée aux grands principes de la Tradition, comme l’a magistralement montré Jacques-André Lavier.

C’est pourquoi sa pratique doit se faire un peu comme s'il s'agissait d'un rituel, qui nécessite la connaissance, la prise de conscience, les gestes conformes et légitimes, mais aussi le bon matériel. Les efforts du praticien seront en partie perdus et les résultats de son acte minorés s’il néglige particulièrement ce dernier point.

Car une science traditionnelle ne poursuit pas les mêmes buts qu'une science moderne, et sa mise en œuvre oblige le praticien à respecter la conformité de tous les facteurs qui y participent, dans une cohérence matérielle et métaphysique avec les exigences doctrinales*.

* Voir mon livre récent "Médecine chinoise antique et Tradition, à la recherche du protocole légitime" qui développe ce thème véritablement primordial.


Utiliser des aiguilles “conformes“

Alors, l’aiguille d’acupuncture étant l’outil principal du thérapeute "chinois", on comprend qu'elle doive répondre dans sa conception, au contenu des principes traditionnels, afin de permettre à l'ensemble du protocole d'atteindre toute sa qualité.


Il n'est pas péjoratif de considérer de façon quantitative l'aiguille, comme un simple objet fait d'un assemblage de métaux, car c'est réellement son ÉTAT (un état d'inertie).

Cependant, notre esprit, qualifié par la connaissance, peut voir l'aiguille dans sa FONCTION (une fonction d'énergie), dans son essence, où elle devient un outil très particulier, qui est le point d'accès métaphysique du praticien-pontife, le moyen qui lui servira à établir un lien entre le cosmos et le patient.

Pour bien jouer ce rôle subtil, et respecter la cohérence dans la démarche particulière que constitue le soin médical chinois, elle doit donc être conforme, c'est-à-dire conçue selon les grands principes de la Tradition, appliquer les symboles du Yin et Yang, et, en particulier, respecter un sens dextrogyre pour la torsade du manche (sens choisi par les proto-Chinois, en référence — et en révérence — à celui indiqué par le Ciel, par la trajectoire visible des astres. C'est aussi celui auquel obéissent les évolutions cycliques selon les Cinq Éléments, rappelez-vous).


Que l’on ait choisi de pratiquer simplement une aiguillo-thérapie symptomatique, ou que l’on applique la médecine traditionnelle exhaustive — celle qui donne à la maladie un statut métaphysique, et rend au patient son étage spirituel — l’utilisation d’une aiguille conforme est particulièrement satisfaisante. Dans le second cas, on s’approchera mieux de la notion de rite, qui est une opération empreinte de transcendance, car elle est réalisée par un praticien connaissant et conscient du niveau auquel se passe le soin, en respectant les données de la Tradition primordiale, et dont tous les éléments en présence sont conformes et cohérents à l’Ordre du Monde.

S’adapter aux contraintes administratives du principe de précaution

Les aiguilles industrielles jetables chinoises, que vous utilisez certainement depuis le lavage de cerveaux organisé au début de la pandémie du SIDA, sont très loin de répondre à ces exigences. Ma participation au congrès de Kunming en 2014 m’a appris que les Chinois ne savent plus rien de leur tradition et n’en ont que faire. Cela concerne aussi les fabricants bien sûr.

L’obligation, faite aux praticiens, de n’utiliser que des aiguilles jetables, oblige ces derniers à utiliser des aiguilles industrielles (qui sont chinoises généralement), et qui n’ont de traditionnel que leur nom commercial. Elles sont torsadées à l'envers et présentent une boucle incomplète (ou pas de boucle du tout). Leur manche est parfois fait de plastique coloré, oubliant la nécessité du bi-métallisme.

Ignorance ou machiavélisme ? Nous ne le saurons jamais.

Il est certain que cela ne constitue pas des facteurs favorables à l’application d’une science particulière comme celle-ci, où le subtil et l'obligation de respecter l'harmonie cosmique occupent une place prépondérante.

À propos de la règlementation officielle, les praticiens peuvent se plier aux critères "de précaution" signalés plus haut, tout en respectant une cohérence métaphysique d’un bout à l’autre de l’opération "soin" avec des aiguilles conformes. Ils ont le droit d'utiliser des aiguilles non-jetables : il leur suffit pour cela de doter leurs patients d’une série d’aiguilles qui leur seront personnelles, qu’ils rapporteront à chaque visite.

Nota : En nous plaçant dans un cadre ignorant la législation, nous savions déjà qu’une argumentation existe au sujet de leur utilisation optimale, traditionnelle, et de leur faculté naturelle à se stériliser elles-mêmes lorsque le manche d'une aiguille — conçue selon la Traditionest légèrement chauffé, dans la main ou mieux, dans la bouche. Plusieurs expériences sur des cultures en boîtes de Petri ont confirmé cet effet stérilisant — obtenu uniquement avec des aiguilles conformes (bi-métallisme, etc).


Fabriquer soi-même des aiguilles traditionnelles

Apparaît donc la nécessité de se doter des "bonnes aiguilles".

Il n’existe, à ma connaissance, qu’un seul fabricant d'aiguilles correctes en France. Mais le mieux, comme le conseillait Jacques-André Lavier, est de faire soi-même ses propres aiguilles.

Car à la matière s'ajoute l'intention, au concret s'ajoute le subtil. Et l'intention est du domaine de l'intellect, pas de l'affectivité, ce qui lui donne encore plus de noblesse et de qualité.


L'enseignement proposé

Aussi, parvenant à la fin de mon existence, il est de mon devoir de transmettre ce que je connais de bon et de bien, qui vous serait utile, et que vous pourriez transmettre ensuite à votre tour.

C'est pourquoi j'organise cette conférence-atelier sur la métaphysique de l'aiguille traditionnelle et les secrets de sa fabrication. J’ai appris à les fabriquer, conformément à la Tradition, avec Jacques-André Lavier, dans les années 70. Je pense avoir l’autorité et la légitimité pour ce faire, car j'ai beaucoup investi pour apprendre, puis j'ai réfléchi, assimilé, travaillé... Aujourd'hui, je suis prêt à passer le flambeau. Tout en respectant, bien sûr, la saine loi que celle de "l'échange".

La partie théorique

Ceux qui ont suivi l’un de mes stages me disent souvent qu’ils ne voient plus l’aiguille de la même façon qu’auparavant. Et cette nouvelle vision ne concerne pas que l'aiguille, car le cours inédit qui ouvre la journée ne les a pas laissés indifférents.

Il s'agit d'un exposé, illustré de diaporamas et de vidéos sur la Tradition expliquée en détail, sur les rapports imprescriptibles de cette dernière avec la médecine chinoise antique, sur l’importance à accorder à la qualification de l’aiguille. On parle alors de sa conception idéale, de ses analogies avec les données des grands Principes, de sa signification métaphysique, et aussi de ses capacités purement techniques.


La pratique

Le restant de la journée est consacré à la fabrication de l’aiguille répondant à ces exigences, étape par étape, jusqu'à son affûtage, et son polissage.



Prochain stage disponible : 4 mars 2023

Date limite d'inscription : 18 février

Lieu : à La Crau, près de Toulon.

Pour les détails, voir la note annexe.

Itinéraires dans le message de confirmation de votre inscription.




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